Lorsque la gynécomastie est récente (moins de 3 à 6 mois) et d’origine hormonale, un traitement médical peut parfois être envisagé. En revanche, au-delà de 6 mois, le tissu mammaire devient généralement fibreux et moins réceptif aux traitements médicamenteux. À ce stade, la chirurgie constitue la solution la plus efficace pour obtenir un résultat durable et définitif.
Avant toute intervention, un bilan endocrinien complet est indispensable. Il permet d’identifier ou d’écarter d’éventuelles causes sous-jacentes telles que des troubles hormonaux, des pathologies thyroïdiennes, rénales ou hépatiques, ainsi que la prise de certains médicaments ou substances dopantes.
Une fois l’indication chirurgicale posée, le degré de la gynécomastie est évalué selon la classification de Simon, une échelle de référence permettant d’apprécier l’importance du développement mammaire ainsi que la présence éventuelle d’un excès cutané.
Cette classification distingue plusieurs stades, allant d’une forme légère sans excès de peau à des formes plus avancées avec relâchement cutané. Elle permet ainsi d’adapter précisément la stratégie chirurgicale afin d’obtenir un résultat harmonieux et personnalisé.